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Abiotique

Se réfère à l’ensemble des facteurs physico-chimiques d’un écosystème ayant une influence sur les êtres vivants. C’est l’action du non-vivant sur le vivant. Il s’agit, par exemple, de l’air, du soleil (et la lumière pour la photosynthèse), des précipitations, du sol.

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CBN

Le Conservatoire botanique national.

CEN

Conservatoire des Espaces Naturels. Les missions des CEN sont les suivantes : Connaître : Étudier, analyser les milieux naturels et les espèces pour mieux les protéger et les gérer. Protéger : Négocier à l’amiable la maîtrise foncière ou d’usage à long terme des espaces naturels. Gérer : Mettre en place des opérations de gestion nécessaires au maintien de la biodiversité. Valoriser : Sensibiliser les populations à la protection de la nature et à ses enjeux. Accompagner Accompagner la mise en œuvre des politiques publiques environnementales.

Continuité écologique

Désigne la connexion fonctionnelle et effective nécessaire au fonctionnement, à la stabilité et à la résilience des écosystèmes sur le long terme. Elle intègre une dimension spatiale (jonction dans l’espace d’écosystèmes de même nature ou présence de corridors) et fonctionnelle (présence de couloirs, de corridors qui relie entre eux des écosystèmes de même nature).

CBNSA

Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique. Les Conservatoires botaniques nationaux assurent 5 missions d’intérêt général au service de la flore, de la fonge et des végétations. Ils participent à l’inventaire du patrimoine naturel végétal et procèdent à l’identification et à la conservation des éléments rares et menacés de la flore, de la fonge, de la végétation et des habitats naturels et semi-naturels. Ils prêtent leur concours scientifique et technique à l’Etat, aux établissements publics, aux collectivités territoriales. Ils assurent également une mission d’information et de sensibilisation du public aux enjeux liés à la flore et l’animation d’un réseau de collaborateurs (bénévoles, partenaires…).

Communauté végétale

Groupe de plantes partageant un environnement commun, qui interagissent les unes avec les autres, mais aussi avec les populations animales et l’environnement physique. Les communautés sont souvent définies par des espèces végétales dominantes, qui fournissent des informations utiles sur l’habitat de nombreuses espèces animales.

Cortège

En écologie, désigne un ensemble d’espèces ayant des caractéristiques écologiques ou biologiques communes. Il s’agit par exemple de l’ensemble des espèces vivant dans un milieu donné.

d

Dune embryonnaire

Zone où le sable est très mobile. Dépourvu de réserves et d’eau douce, ce milieu oblige les plantes à des adaptations particulières. Le Chiendent des sables participe largement à la fixation de la dune grâce à son réseau dense de racines, de stolons et de tiges souterraines enchevêtrées dans la masse sableuse.

Dune blanche

La dune blanche est en perpétuel mouvement. Le haut degré de salinité, combiné au vent, en fond un territoire relativement hostile pour la végétation. L’oyat est une des plantes les plus caractéristiques de la dune mobile. Il arrête le sable transporté par le vent et se développe rapidement grâce à cet apport. En arrière de cette dune très mobile caractérisée par l’oyat, se développe la dune semi-fixée où la végétation se densifie.

Dune grise ou dune fixée

La dune grise occupe l’arrière dune, sans transit sableux et assez bien abritée des embruns. Les mousses et les lichens constituent une part importante de la pelouse basse à fort recouvrement. De nombreuses espèces annuelles à floraison précoce (adaptation à la sécheresse estivale forte) parsèment cette pelouse, comme l’immortelle des dunes.

e

Eutrophisation

Processus par lequel des nutriments s’accumulent dans un milieu ou un habitat.  Cet apport en excès d’éléments nutritifs qui entraîne une forte croissance et une augmentation de certaines espèces végétales. Cela entraîne généralement une diminution considérable de la richesse en espèces ou de la biodiversité.

Endémique

Les espèces endémiques, plantes ou animaux, sont celles qui ont évolué dans un endroit donné délimité géographiquement. Elles ne sont présentent nulle part ailleurs. Les espèces endémiques sont particulièrement vulnérables aux phénomènes d’extinction, car leurs populations sont peu nombreuses, confinées à un site particulier et leurs échanges génétiques sont très limités.

Espèce généraliste

Espèce en mesure de prospérer dans un grand nombre de conditions environnementales et peut faire usage d’une grande variété de ressources (par exemple, un animal omnivore avec un régime alimentaire diversifié ou un animal opportuniste qui adapte son régime alimentaire aux ressources immédiatement disponibles). Une espèce spécialisée (ou spécialiste) au contraire ne peut s’épanouir que dans une gamme étroite de conditions environnementales ou d’alimentation.

Ectotherme

Espèce ne produisant pas elle-même sa propre chaleur. Elle dépend des sources extérieures de chaleur, comme le rayonnement solaire par exemple.

g

GMHL

Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin. Depuis 1995, cette association développe ses actions autour de l’étude, la préservation et la diffusion des connaissances sur les mammifères, reptiles et amphibiens du territoire. Le GMHL s’appuie sur un réseau de bénévoles actifs et de partenaires pour déployer des actions répondant à ses trois missions principales : étudier, protéger, informer.

GIEC

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Le GIEC regroupe des experts mondiaux de nombreuses disciplines liées à la climatologie. Ils ont pour rôle de synthétiser les travaux et recherches effectués à travers le monde afin d’assister les gouvernements dans leur connaissance et dans leur prise de décision d’actions pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

h

Halophile

Ce dit d’un organisme qui s’accommode ou a besoin de fortes concentrations en sel dans son milieu pour vivre.

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Indice bioclimatique

Rapport des précipitations sur les températures moyennes pendant la période printemps – été.

l

Laisse de mer

Sur l’estran sableux, un écosystème appelé « laisse de mer » est présent. En séchant, elle se désagrège en petits morceaux. Les débris d’algues rabattus vers la dune, servent d’engrais pour le sol et favorise l’installation des plantes qui permettent de fixer le sable de la dune. La partie du dessous, qui reste humide, va se décomposer au fil des jours. Les algues nourrissent coquillages et crustacés, qui sont à leur tour mangés par les oiseaux. Cela crée un réseau trophique fonctionnel.

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Modèle biomimétique (ou avatar)

Objet mimant les réactions (souvent physiologiques) du corps d’un animal, associer à des appareils de mesure des paramètres qu’on souhaite étudier. Par exemple, pour le cas des lézards, des tubes PVC sont des approximations du corps des lézards. Une sonde située à l’intérieur permet de mesurer la température interne au tube PVC, considérée comme une mesure proche de celle du corps du lézard. Pour étudier les pertes en eau de la grenouille des Pyrénées, le modèle est une masse d’agarose, de poids équivalent à celui d’une grenouille. C’est par la mesure de la perte de masse de cet avatar (soit sa perte en eau) que sont approchés les effets de la sécheresse sur une grenouille des Pyrénées.

Modèles de répartition d’espèces

ou Species Distribution Models (SDM) Les SDM permettent de travailler sur les données de présences des espèces, en les corrélant, par exemple, aux données climatiques existantes ou issues des modèles prédictifs du GIEC. D’autres données environnementales ont pu être ajoutées aux modèles afin d’affiner les projections. Certaines sont indépendantes de l’évolution de nos sociétés (topographie, géologie, pédologie en partie), d’autres non (occupation des sols, zones humides par exemple). Pour ces dernières, il n’existe pas de projection de leur évolution future. Ceci constitue une première limite aux projections géographiques effectuées. Il y en a d’autres. Par exemple :

  • Les données de présence ne concernent que la Nouvelle-Aquitaine et non pas la totalité de l’aire de répartition. L’écologie des espèces concernées, telle que reconstituée par les modèles, peut donc s’en trouver tronquée. Ceci peut entraîner des biais, surtout lorsque l’on s’intéresse à des espèces qui sont en limite d’aire de répartition en Nouvelle-Aquitaine.
  • Le nombre de variables intégrables dans ces modèles est limité par le logiciel et par la puissance de calcul des ordinateurs. Il faut donc faire des choix. Les, soit les continuités ou limites au déplacement des espèces ne sont pas prises en compte discontinuités écologiques nécessaires au déplacement des espèces, les capacités de dispersion des espèces, les interactions avec d’autres espèces qui peuvent aussi limiter leur capacité à s’implanter ailleurs.
  • Les données climatiques disponibles ont une résolution bien moins fine que celle des données de présence et ne permettent pas, par exemple, de mettre en évidence les microclimats frais où persistent certaines espèces.
Ces projections donnent ainsi des tendances à l’augmentation ou la diminution de secteurs dont le climat serait potentiellement favorable aux espèces, mais n’indiquent pas les aires de répartition futures des espèces.

o

OBHeN

L’Observatoire Batracho-Herpétologique Normand a pour but l’étude et la conservation des espèces de reptiles (lézards, serpents et tortues) et d’amphibiens (salamandres, tritons, rainettes, grenouilles et crapauds), dans les 5 départements normands. Son site internet : www.obhen.fr.

Oligotrophisation

Phénomène d’appauvrissement progressif d’un milieu en éléments nutritifs.

Ovipare

Espèce qui se reproduit en pondant des œufs.

ONF

Office National des Forêts

Oligotrophe

Se dit d’un milieu pauvre en nutriments, par extension, espèce vivant dans ces milieux pauvres.

p

Phénologie

Organisation temporelle des phénomènes qui marquent la vie et le cycle de vie des plantes et des animaux au cours de l’année. L’étude porte sur les germination, floraison, fructification, générations, arrivée et départ des animaux migrateurs, époque de nidification, entrée en hibernation. Il s’ait du calendrier d’événements biologiques récurrents, de l’étude des causes biotiques et abiotiques de ce calendrier et de  l’interrelation entre les phases de la même ou de différentes espèces.

Placette permanente

Surface délimitée, localisée avec précision et instrumentalisée, dans laquelle des inventaires sont effectués selon un pas de temps défini.

s

scénario RCP

Qu’est-ce qu’un scénario : une projection vers le futur pour répondre à la question que va-t-il se passer ?Un scénario s’établit à partir des données existantes, passées et actuelles, et nécessite un travail sur les orientations des paramètres de ce scénario ou des éléments dont dépendent ces paramètres. Pour construire des scénarios de l’évolution du climat, on s’appuie sur des prévisions de l’évolution des comportements humains. On définit des trajectoires globales de ces comportements qui seront ensuite détaillées afin de prédire leurs conséquences. Ainsi, différents scénarios sont construits avec les trajectoires globales de l’humanité, depuis la continuité du modèle de développement actuel, jusqu’au changement drastique de nos comportements et de nos choix socio-économiques. Une des missions du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (le GIEC) est d’établir des scénarios d’évolution du climat en fonction de l’évolution des systèmes socio-économiques humains dont dépendent les taux d’émissions de gaz à effets de serre. Dans leur dernier rapport (2013), il propose 4 scénarios d’évolution des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2100 appelés RCP. Ils ont été résumés sur le portail enseignants des sentinelles. Si chacun de ces scénarios est possible, aucun n’est plus probable qu’un autre ! Tout dépendra de nos choix de société et de notre capacité à peser sur nos dirigeants pour qu’ils prennent les bonnes décisions. Scénario RCP 4.5 : Dans ce scénario, les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter jusqu’en 2050 puis se stabilisent.  Des actions fortes de réduction des émissions de gaz à effet de serre ont été prises par tous les pays.

Strate

Désigne les niveaux d’étagement vertical d’un peuplement végétal, chacun étant caractérisé par un microclimat, et une faune spécifique. Une strate est composée d’espèces différentes, à une hauteur donnée. On distingue les strates arborescente (arbres ayant atteint une certaine hauteur), arbustive (arbustes), herbacée (plantes non ligneuses + jeunes pousses des arbres et arbustes), muscinale (mousses et lichens), hypogée (flore et faune du sol)

t

Thermophile

Désigne les organismes qui affectionnent les conditions chaudes pour se développer.

Transect

Dispositif d’observation de terrain, le long d’un tracé linéaire d’une longueur donnée, destiné à mettre en évidence un cortège d’espèces (recensement du nombre d’individus par espèce contactée), ou à comptabiliser le nombre d’individus d’une espèce donnée.

v

Vivipare

Ce dit d’une espèce donnant naissance à des organismes directement avec une gestation interne de l’embryon. Dans le cas du lézard vivipare, la femelle incube les œufs dans ses voies génitales et donne naissance à des petits formés. Il ne s’agit pas d’une réelle viviparité.

x

Xérophile

Espèce animale ou végétale capable de vivre dans une sécheresse importante, ou adapté aux milieux secs et très éclairés. La plante ou l’animal xérophile est adapté à un climat ou à un habitat très sec, ou à des conditions où l’humidité est rare.